A la une de la CGT

Honte au groupe Seb qui réprime et licencie!

La répression syndicale n’est pas sectorielle, elle n’est pas propre à Tefal ou plus largement aux entreprises du groupes SEB : elle touche tous les secteurs. Les situations analysées révèlent des mécanismes récurrents, qui s’enchainent : pression, entrave, discrimination… jusqu’aux procédures et sanctions disciplinaires. Dans de nombreuses situations, les atteintes se cumulent.

Si la CGT est aujourd’hui attaquée, ce n’est pas par hasard. Le syndicalisme est né dans la confrontation sociale. Rien ne nous a jamais été donné. A chaque grande conquête sociale, la CGT était au rendez-vous. Et chaque fois que les droits ont reculé, le syndicalisme et la CGT étaient dans le viseur.

La CGT le rappelle haut et fort : Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel : le droit syndical, protecteur de l’ensemble du monde du travail.

Malheureusement, la CGT n’est pas la seule concernée ! Si c’est elle qui est dans le viseur aujourd’hui, toutes les organisations syndicales de travailleurs et travailleuses, le seront demain.
Les procédures-bâillon se multiplient : non pour gagner, mais pour épuiser, intimider, dissuader.
Le climat qui cherche à être installé est un climat de peur et de doute.

Mais que le patronat l’entende : la CGT n’est pas isolée et rien ne la fera taire.

Elle est un corps collectif. On peut tenter de s’acharner sur quelques militants ou militantes, mais on ne fait pas taire une organisation de plus de 600 000 travailleuses et de travailleurs organisé.es.
Le gouvernement, comme le patronat, portent une responsabilité historique. Face à l’extrême droite et aux stratégies de remise en cause de la liberté d’expression, des libertés individuelles et collectives, il ne peut pas y avoir d’hésitation quant à l’organisation collective de la riposte.

Dans le cadre présent, au sein du groupe SEB, la répression syndicale actuellement en cours à l’encontre de nos camarades Ouria Belaziz et Sophie Binet est intimement liée à un sujet qui touche l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des filiales du groupe, mais qui concernent aussi également les riverains, les populations : j’entends par là, la dénonciation des pollutions aux perfluorées.

La remise en cause des libertés n’est pas un dommage collatéral : elle est un signal d’alarme.

Les PFAS, ces molécules synthétiques, développées dans les années 1940 pour un usage militaire par l’industrie chimique des États-Unis, n’ont, depuis, plus cessé leur essor. Il existerait aujourd’hui plus de 10.000 PFAS, produits miracles aux propriétés antiadhésives, antitaches, déperlantes, anti-graisses, hydrofuges ou encore émulsifiantes.
Plus de 600 sites industriels sont concernés dans la région Auvergne – Rhône-Alpes.

Les études scientifiques s’accumulent et montrent que ces substances ont la capacité d’affecter les grands systèmes du corps humain : les systèmes immunitaire, endocrinien, nerveux, métabolique et reproductif.

Depuis plus deux ans, La CGT est pleinement engagée pour faire reconnaître la dangerosité des PFAS, protéger les travailleur.euse.s, prévenir les risques pour la santé au travail, la santé publique et l’environnement, trouver des solutions alternatives pour préserver l’emploi, les entreprises et les filières concernées, afin que les substances dangereuses soient définitivement interdites.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, dans une logique qui n’appartient qu’au capital, le Groupe SEB a entrepris la mise en place d’un plan de ruptures conventionnelles collectives, sous le doux nom de plan rebond, visant à supprimer près de 500 emplois en France alors qu’aucune justification économique existe !

La direction du Groupe a fait le choix de supprimer des emplois pour les délocaliser en Chine et remplacer des emplois par l’intelligence artificielle.

Ces annonces de suppression d’emplois tombent, alors que le groupe Seb affiche de très bons résultats financiers avec plusieurs centaines de millions d’euros de bénéfices, sans compter les aides publiques perçues chaque année sous forme de crédit impôt recherche et autres. Tout le discours pour justifier ces attaques sur les emplois dans le groupe SEB repose sur une tromperie. Les bénéfices accumulés depuis des années en attestent.

Pour la CGT, tous les plans de suppressions sont considérés comme inacceptable et auront de lourdes conséquences sur le tissu social et les travailleuses et travailleurs de ces entreprises mais également des entreprises sous-traitantes ou prestataires sur ces territoires. A chaque fois se sont des effets en chaine sur l’ensemble des filières.

La CGT dénonce depuis de nombreuses années, le grand patronat, les multinationales qui essorent les sous-traitants et ravagent des territoires entiers. Les conséquences sont immenses pour le tissu social et économique, car cela conduit à la désindustrialisation et à une perte de souveraineté du pays !

Même déguisé en départs volontaires, le plan d’économie du Groupe SEB ne change rien à la nature de l’attaque. Rien ne justifie ce choix de gestion politique ni l’empressement de la direction de négocier dans un délai très court au regard de l’ampleur du projet qu’elle envisage.

La décision de la direction qui est purement financière, ne peut être décorrélé de l’impact de l’annonce des pollutions aux perfluorées.

Les travailleurs du groupe Seb sont triplement punis : meurtri dans leur santé au travail, par l’existence d’une répression syndicale forte dans les entreprises du Groupe et par le risque élevé de suppression d’emploi à venir.

Contre la politique mortifère de l’empire SEB, la CGT appelle à l’organisation des travailleuses et travailleurs présents dans les filiales du groupe SEB, afin de proposer, construire et gagner un autre projet industriel, vecteur de création d’emploi industriel en local, qui prennent en considération les enjeux de santé au travail, et de préservation de l’environnement.

Vive les libertés syndicales.
Vive la lutte et vive la CGT !


Confédération, Fédération, Comité Régional, Unions départementales 38, 69 et 74 rassemblées avec les syndicats CGT du groupe Seb pour dénoncer les répressions et les licenciements

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